Cyclo-stage-Annecy-J4

Rendez-vous pour un départ à 8h dimanche, Philippe arrive à 7h30....On est prêt sauf Franck qui a mal a un genou (petite nature) et Seb qui préfère la piscine en famille. On part, pas bien fringuant, mais avec le sourire, direction Saint-Jorioz pour les pentes du premier col du jour: le col de Leschaux. Les pentes ne sont pas trop dures, on roule un bout de temps ensemble, Philippe s'en va...Denis visite et hume une dernière fois l'air du coin.6 Kms plus loin, 200m d'altitude plus haut, on est à Leschaux, pied de la montée du semnoz...

On voit les 2 premiers lacets, on sent que ça va être dur. Philippe part tout seul, Mag, Alain et Nicolas abordent les 2-3 premiers Kms ensembles. Denis continue sa visite. Lorsque les pentes augmentent, Mag ralentit plus qu'Alain et Nico qui poursuivent à 12 Km/h sur les pentes à 6-7%. Alain décroche un peu Nico, mais pas question pour le gamin de la bande de se laisser décrocher par un sexagénaire (non mais!!!), il revient, le dépasse et le décroche (na!), pendant 1 Km environ....et puis il entend... de plus en plus fort...inexorablement le couinement du dérailleur d'Alain (il couine depuis le J2 et la réparation de fortune) qui revient sur lui, puis le double, lui fait remarquer que son dérailleur a des problèmes, se cale sur un pignon plus petit pour éviter de s'agacer sur le bruit et largue inévitablement grincheux qui ne peut suivre le rythme imposé (il se permet même de se retourner et de sembler surpris qu'il ne soit plus là....un compte à régler entre eux à mon avis)....Passons sur les jurons qui se bousculent dans la tête de Nicolas, qui se concentre alors sur d'autres objectifs, comme rattraper la grande la-bas devant qui cause tranquillement avec son accompagnant, pendant que lui regrette sa glace et son fromage de la veille.
Une fois les grands lacets terminés, la route se radoucit pendant 2 Kms avant de repartir sur des pentes autour de 8-9 % pour les 3 derniers....On est en plein cagnard, on a soif mais on voit le haut, la dernière portion est plus roulante, ça se termine, ouf ça fait du bien quand ça s'arrête. On se reprend, ça dure bien 15 minutes et on se jette dans la descente vers Annecy, la route est impécable, dans les bois, il fait plus frais, ceux qu'on croise on l'air de trouver ça dure...bizarre, nous on freine...retour aux bercails à 12h, la table et le repas sont prêts (merci Seb et Hono, mais pas Franck qui n'a fait que boire de la bière...), les jeunes barbottent dans la piscine, bref tout le monde profite des ces derniers instants ensembles, à la montagne avant la dernière rude épreuve, le retour au quotidien....

Merci à Honorine pour l'intendance de ces 4 jours et ces photos et Philippe pour la gestion logistique et sportive. On ne demande qu'à y retourner.

Cyclo-stage-Annecy-J3

3ème jour de stage pour les cyclos à Annecy et plutot repos, les deux premiers jours ayant semble-t-il fatigués les corps. Seb, Mag, Franck, Alain, Denis et Marceau partent pour un tour du lac (40 Kms), sur un rythme touristique (20 Km/h) avec petite pause rafraichissante en bord de lac, bierre à la main, face au lac.

De leur coté, Esteban, Jules et Honorine profitent de la piscine pour faire bronzette, alors que Nicolas part en quête de ses 97ème et 98ème col référencés, avec Philippe en direction du col du Vorger et du collet de Tamié et 65 Kms.

L'après-midi, tout le monde se regroupe et se rend en haut du col de la Forclaz de Montmin, dont les pentes nous impressionne. Heureusement, on est en voiture. Une fois en haut, ca vaut le coup d'oeil, la vue sur le lac d'Annecy est magnifique. On y voit aussi passer des ultras-trailer, qui en sont à la moitié des 84 Kms que compte leur épreuve...Ca a l'air dur, surtout qu'il fait bien 30°....On se dirige alors à pied vers les points de départ des parapentes survolants le lac. On profite de la vue, on admire la technique de décollage et on finit par se décider à redescendre vers Annecy...mais c'est sans compter sans un coup du sort....En effet, lorsqu'on rejoint Franck, Magali et Honorine sur la plate-forme de départ des delteplanes, un gars propose à qui veut l'entendre de sauter en parapente, comme ça, avec lui car son client est en retard...On se regarde tous, Seb hèle Franck, qui réagit aussitot "Moi, moi!"....10 minutes plus tard, Franck se retrouve suspendu au dessus de nos têtes, accroché à un gars qu'il n'a jamais vu avant (et ayant expliqué que sa femme était partie avec son chien la semaine d'avant....humour, humour!), et son parachute, en train d'en prendre plein les yeux....

Eh oui, la montagne est belle.
Pendant que Franck redescend par les airs, on retourne à Doussard pour aller le récupérer (Nicolas a bien proposé d'aller le récupérer bien plus tard, mais le reste de la troupe est vraiment bonne camarade...).

Direction Annecy ensuite, histoire de visiter la vieille ville, de manger une glace pour les gourmants et de boire une boisson pour tous....c'est qu'il fait chaud, même à 20h.

Allez on rentre, demain, c'est J4 et la montée du semnoz via le col de Leschaux.

Le stage vu par Denis

QUE LA MONTAGNE EST BELLE!

Vous connaissez tous cette chanson, sinon on fera comme si.
Dans les environs d'Annecy, c'est particulièrement vrai, mais je peux affirmer qu'un stage vélo en montagne n'est pas la meilleure solution pour admirer les paysages et se rendre compte que la montagne est vraiment belle.
Je vais démontrer cette affirmation en observant l'attitude du groupe dans le col de la Forclaz, en montée et en descente.

En montée

Dans le groupe de tête, avec Franck, Jules et Seb, on s'observe, on s'attaque, on place des mines, on revient dans les roues, un autre attaque en fonction de la pente et ce, pendant toute l'ascension. Pas de regard vers les alentours, pas d'attention à la vallée en contrebas. Juste la "course".
Devant, Philippe, trop facile, a le temps d'embrasser les beautés du paysage, mais le fait-il?
Les poursuivants, Alain et Magali espèrent remonter en tête, mais Alain, qui veut un nouveau vélo, fait tout de qu'il faut pour coincer sa chaîne et chute, ce qu'il n'avait pas prévu. Il casse même un rayon de sa roue arrière en le faisant exprès.
Ce qui d'ailleurs me permet de le dépasser et d'espérer un bon classement.
Après une réparation délicate avec l'aide de Nicolas resté derrière avec Marceau, il n'a de cesse de regarder sa roue arrière pour vérifier que tout va bien et Magali, ne pense plus à rejoindre la tête et continue donc d'accompagner Alain, sans le moindre coup d'oeil vers les beautés du site, très variées, sous-bois, percées vers la vallée et sur les lacets en contrebas, guettant sur son compteur les kilomètres d'ascension qui passent très, très, trop? lentement.
Dans l'ex premier grupetto, Denis le narrateur de la présente chronique et Esteban (pourquoi ex car la chute d'Alain, un fait de course dont nous avons odieusement profité, nous a propulsé en premier groupe de contre-attaque) avec une stratégie bien différente en ce qui me concerne.

Dans le col de la Forclaz, il n'y a pas de panneaux qui indiquent la pente du km suivant et la distance restant à parcourir et comme Magali c'est une information pour moi indispensable afin de programmer dans monn cerveau surchauffé la "longue" durée de mon effort; comprenez bien, à 8 km/h dans les fortes pentes de 8% et plus, les kilomètres ne passent pas vite ....
Faute de ces panneaux, je reste extrèmement dépendant des indications du compteur et je suis parfaitement incapable de voir la marmotte sur le bord de la route et encore moins les cîmes environnantes.
Quant à mon coéquipier d'infortune, Esteban, il ne songe qu'à me lâcher pour prouver à juste titre qu'il est plus fort que moi; je le soupçonne de regarder derrière pour constater son avance et je suis sûr qu'il ne voit pas, lui non plus, combien la nature est belle.
Je ne parviens à le rejoindre que grâce à une erreur de configuratin de sa cassette qui le scotche un peu trop dans les forts raidars.
Dans le denier grupetto, enfin, Seb veille sur son rejeton, Marceau, et n'observe, en papa avisé, que son coup de pédale en au demeurant très efficace. Ne lui demandez pas ce qu'il a vu en dehors du cuissard de son fils.  

Au sommet

Gràce à nous, les sans-grades, les cadors du groupe de tête ont quelques minutes pour capter dans leur cerveau de gagneurs les merveilles du site et d'attendre la photo officielle face au panneau attestant de notre exploit.

Grâce à Honorine, notre photographe officielle, nous pourrons enfin voir, au retour au campement, nos performances et nécessairement, en second plan, quelques belles images de ce paysage absent de notre vision d'ensemble.

La descente

Et c'est la récompense pour tous sauf pour Magali qui s'apprête à vivre un véritable cauchemard.

Pour les fondus de la descente, le regard est fixé constamment sur la proche chaussée pour détecter tous risques de chute, trous divers, rigoles, grilles d'égout, tampons PTT .... et vers le prochain virage pour anticiper la courbe à négocier le plus rapidement possible. Il n'est donc pas question d'accorder la moindre seconde au paysage, aux magnifiques chalets, aux beaux tas de bois, aux vaches dans les champs, aux spectateurs qui nous applaudissent.

Et pour Magali, je l'imagine, car elle est loin derrière moi contrairement aux ascensions où elle est loin devant moi, seuls les freins ont toute son attention.
Ils doivent lui assurer une vitesse plus faible que sur le plat pour qu'elle se sente en sécurité.
Le paysage environnant, même sublime, ne saurait la détourner de sa seule préoccupation: arriver saine et sauve au bas de la descente.

En conclusion

Forcalaz, Tamié, Saisies, des noms différents mais peu d'image. Tout juste si l'on ne pourrait pas vivre les mêmes sensations dans le Ciran.

Denis

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